Douter de ses compétences malgré des résultats objectivement bons : c'est le cœur du syndrome de l'imposteur, un phénomène psychologique qui toucherait, à un moment ou un autre, près de 70 % de la population. Une étude publiée en 2025 dans la revue scientifique Nature Communications par une équipe de l'université de Copenhague apporte un éclairage nouveau sur son origine réelle.
Un concept vieux de presque 50 ans
Le terme a été forgé en 1978 par les psychologues américaines Pauline Rose Clance et Suzanne Imes, qui décrivaient alors « la sensation désagréable de douter de soi », empêchant certaines personnes de s'approprier pleinement leurs succès. En 1985, Clance a mis au point une échelle de mesure, toujours utilisée aujourd'hui, qui évalue l'intensité du phénomène selon six dimensions, dont le perfectionnisme et la peur de l'échec.
Le syndrome ne se limite pas à un simple manque de confiance ponctuel. Il se traduit par une dévalorisation systématique de soi, un doute persistant sur la légitimité de son statut professionnel, et la conviction diffuse de ne pas mériter ce que l'on a pourtant obtenu par ses propres compétences.
Ce que révèle la recherche récente
L'étude menée par le chercheur Sucharit Katyal et ses collègues, publiée dans Nature Communications en 2025, apporte un éclairage inédit sur le mécanisme en jeu. En observant des participants présentant des symptômes d'anxiété ou de dépression, les chercheurs ont constaté que ces derniers avaient tendance à ignorer les moments où ils avaient pourtant fait preuve d'une grande confiance dans leurs réponses correctes.
Autrement dit, le problème ne vient pas d'une performance réellement inférieure, mais de la façon dont ces personnes évaluent leur propre performance après coup. Leurs croyances négatives persistantes sur elles-mêmes seraient en grande partie illusoires, et trouveraient leur origine dans un mode d'auto-évaluation dysfonctionnel plutôt que dans une réalité objective.
Un impact concret sur la vie professionnelle
Au travail, les conséquences sont loin d'être anodines. Le syndrome de l'imposteur se manifeste souvent par une réticence à s'exprimer en réunion, une tendance à minimiser systématiquement ses réussites, ou encore une forme de paralysie face aux opportunités de carrière, comme une promotion ou une prise de parole publique.
- Environ 70 % des personnes concernées à un moment de leur vie, quel que soit leur niveau hiérarchique
- Plus de 70 % des dirigeants d'entreprise américains sondés en 2024 déclarent l'avoir déjà ressenti
- Une part significative des travailleurs concernés rapportent un épuisement professionnel associé
- Les femmes et certaines minorités restent statistiquement les plus exposées
Des pistes pour reprendre confiance
Face à ce phénomène, les spécialistes recommandent une double approche. À l'échelle individuelle, il s'agit d'apprendre à identifier objectivement ses points forts, à accorder aux retours positifs la même attention qu'aux critiques, et à ne pas hésiter à partager ses doutes avec des collègues ou un professionnel de santé mentale.
À l'échelle de l'entreprise, les organisations les plus attentives à ce sujet misent sur un climat de confiance, des défis professionnels progressifs plutôt qu'une pression uniquement basée sur la performance, et la formation des managers à repérer ces situations. Ces enjeux rejoignent plus largement les problématiques de bien-être et de santé au travail, un sujet de plus en plus présent dans les politiques de ressources humaines des entreprises.
Questions fréquentes
Le syndrome de l'imposteur est-il reconnu comme un trouble psychiatrique ?
Non. Il ne figure pas dans les classifications médicales officielles des troubles mentaux. Il s'agit d'un phénomène psychologique décrit par la recherche, qui peut néanmoins avoir un retentissement réel sur le bien-être et la vie professionnelle des personnes concernées.
Pourquoi certaines personnes y sont-elles plus sujettes que d'autres ?
Les études montrent un lien avec l'anxiété et la dépression : les personnes présentant ces symptômes ont tendance à sous-évaluer systématiquement leurs propres réussites, même lorsque leurs résultats objectifs sont bons. Les femmes et certains groupes minoritaires apparaissent également plus exposés dans plusieurs enquêtes.
Comment réagir si l'on se reconnaît dans ce syndrome ?
Les spécialistes conseillent de noter concrètement ses réussites, d'accepter les compliments sans les minimiser systématiquement, et d'en parler à son entourage professionnel ou à un psychologue si le doute devient handicapant au quotidien.
Sources
- University of Copenhagen – Why do we doubt our own abilities when we are good at something?
- Slate.fr – Syndrome de l'imposteur : une nouvelle étude révèle les profils les plus souvent touchés
- Preventica – Syndrome de l'imposteur : tout ce qu'il faut savoir
Profil de l'auteur
- Signature éditoriale de la rédaction de directmag.com — nom de plume assumé de l'équipe du site, et non une personne réelle. Les articles publiés sous cette signature sont rédigés avec l'assistance d'une intelligence artificielle, sous la responsabilité éditoriale du site.
Derniers articles
Agence, Webmarketing & SEO18 août 2026GEO : comment les agences de webmarketing s'adaptent à la recherche par IA
Mariage & Heureux Evénement17 août 2026Faire participer son chien à son mariage : la tendance qui séduit de plus en plus de couples
Développement, Webmarketing & Seo17 août 2026LinkedIn : 41 % des publications longues seraient générées par une intelligence artificielle
Bricolage & Dépannage16 août 2026Bricolage et jardinage : la DGCCRF alerte sur des taux de non-conformité alarmants
Cet article a été rédigé avec l’aide d’une intelligence artificielle. Politique éditoriale
Table des Matières





