Nutri-Score : pourquoi l’étiquette reste facultative malgré le soutien de 94 % des Français

Le Nutri-Score reste, en 2026, un logo que les industriels peuvent choisir d'apposer ou d'ignorer sur leurs emballages. Une nouvelle tentative pour le rendre obligatoire vient pourtant d'échouer au Parlement, alors qu'une pétition portée par ses propres créateurs rassemble un soutien scientifique et médical inédit. Explications sur un dossier qui oppose santé publique et intérêts industriels depuis près de dix ans.

Une mesure adoptée puis retoquée

Lors de l'examen du budget de la Sécurité sociale, les députés avaient voté en première lecture une mesure généralisant l'affichage du Nutri-Score sur tous les aliments transformés. Le texte prévoyait une taxe de 5 % du chiffre d'affaires pour les entreprises refusant d'apposer le logo, une somme destinée à l'assurance maladie. Mais le Sénat a rejeté la disposition, malgré une concession envisagée pour les produits sous signe officiel de qualité (Label Rouge, AOP, IGP). En deuxième lecture, l'Assemblée nationale n'est pas revenue sur ce rejet : le Nutri-Score demeure donc, pour l'instant, un dispositif facultatif.

Une pétition portée par ses créateurs

Le sujet ne s'arrête pas au Parlement. Une pétition déposée sur le site de l'Assemblée nationale par les épidémiologistes à l'origine du Nutri-Score – Serge Hercberg, Mathilde Touvier, Emmanuelle Kesse et Chantal Julia – a recueilli près de 57 000 signatures. Elle est soutenue par l'Académie nationale de médecine et par près de 80 structures de santé, dont une quarantaine de sociétés savantes comme la Société française de nutrition ou la Société francophone du diabète. Selon une étude de l'association CLCV, 94 % des Français se disent favorables à une obligation d'affichage.

Pourquoi l'étiquette reste facultative

Le blocage tient à la fois à l'opposition du gouvernement et à celle de plusieurs poids lourds de l'agroalimentaire, qui redoutent l'impact du logo sur des produits transformés mal notés. Dans les faits, plus de 1 500 marques affichent aujourd'hui le Nutri-Score de leur plein gré, soit environ 60 % du marché alimentaire en volume de ventes – mais cette adhésion reste un choix commercial, pas une obligation légale. Autre complication pour les consommateurs : l'algorithme du Nutri-Score a été révisé en 2025, et les entreprises disposent d'environ deux ans pour mettre à jour leurs emballages. Ancienne et nouvelle version du logo peuvent donc coexister sur un même rayon en 2026.

Ce que ça change au quotidien

Concrètement, un même produit peut afficher un Nutri-Score chez un fabricant et n'en montrer aucun chez son concurrent direct, ce qui complique la comparaison en rayon. C'est le même constat que pour d'autres réglementations européennes encore en rodage, comme le nouveau règlement européen sur les emballages, dont l'application progressive laisse elle aussi cohabiter anciennes et nouvelles normes pendant plusieurs années. Pour les ménages qui cherchent à mieux manger sans y laisser leur budget, la question du prix reste centrale : une alimentation saine coûte sensiblement plus cher qu'un panier classique, ce qui limite l'effet d'un simple logo sur les choix réels en caisse. Les recommandations nutritionnelles ne se limitent d'ailleurs pas à la seule lecture des étiquettes : elles s'articulent aussi avec l'activité physique, comme le rappellent les conseils d'équilibre alimentaire et d'activité physique destinés aux jeunes parents.

  • Le Nutri-Score reste facultatif après le rejet de sa généralisation au Sénat.
  • Une pétition de ses créateurs, soutenue par l'Académie de médecine, dépasse les 57 000 signatures.
  • 94 % des Français se disent favorables à son obligation, selon la CLCV.
  • Plus de 1 500 marques l'affichent déjà volontairement, sans y être tenues.

Questions fréquentes

Le Nutri-Score est-il obligatoire en France en 2026 ?

Non. Malgré un vote favorable des députés en première lecture du budget de la Sécurité sociale, le Sénat a rejeté la généralisation du logo, qui reste un dispositif volontaire pour les entreprises.

Pourquoi certains produits n'affichent-ils pas de Nutri-Score ?

Les entreprises ne sont soumises à aucune obligation légale : chacune choisit librement d'apposer ou non le logo, en fonction de l'image que renvoie la note calculée pour ses produits.

Pourquoi voit-on parfois deux versions différentes du logo ?

L'algorithme de calcul a été révisé en 2025. Les marques disposent d'un délai d'environ deux ans pour mettre à jour leurs emballages, ce qui explique la coexistence temporaire de l'ancien et du nouveau Nutri-Score en rayon.

Sources

Profil de l'auteur

Helena
Signature éditoriale de la rédaction de directmag.com — nom de plume assumé de l'équipe du site, et non une personne réelle. Les articles publiés sous cette signature sont rédigés avec l'assistance d'une intelligence artificielle, sous la responsabilité éditoriale du site.
0 / 5

Your page rank:

Cet article a été rédigé avec l’aide d’une intelligence artificielle. Politique éditoriale

Plus d'articles

Derniers Articles

Le site de parrainage à la mode !