Malgré le covid-19, le nombre de faillites d’entreprises en 2020 a baissé de 30% par apport à 2019, mais pourquoi ?

L’année 2020 est marquée par la pandémie du coronavirus causant une crise sanitaire et économique mondiale, et les entreprises ont été grandement touchées. Avec le ralentissement ou même l’arrêt de l’activité, les clients qui ne peuvent plus se déplacer, le confinement, les gestes barrières, la distanciation… on pensait tous que le nombre de faillites va augmenter, mais bien au contraire, les défaillances d’entreprises ont reculé.

Moins de faillites que l’année 2019

Même si la crise économique et sanitaire provoquée par la Covid-19 perdure, force est de constater que l’année 2020, le nombre d’entreprises en difficulté ont baissé selon le rapport du CNGTC ou Conseil National des Greffiers des Tribunaux de Commerce. Entre le 1er septembre et le 30 novembre, on a enregistré plus de 7464 ouvertures de procédures collectives, c’est une baisse de 37 % par rapport à la même période l’année 2019. Sur 12 mois, le nombre de défaillances a reculé de 34 %. Pour toute l’année 2020, le nombre de faillites est plus faible que l’année précédente avec 15.000 défaillances de moins (-37 %). Pourtant, on l’a redouté à l’automne, mais heureusement, ça ne s’est pas passé. Cependant, le nombre de liquidations judiciaires pour toutes les défaillances est en augmentation, c’était 75 % entre le 1er septembre et le 30 novembre. Ça indique que les cas des entreprises qui déclarent une défaillance sont plus difficiles et irrévocables que d’habitude. Découvrez ce site portices.fr.

Les aides de l’État

Les entreprises ont tenu bon tout au long de la pandémie du coronavirus pendant l’année 2020 principalement à cause des aides venant de l’État. Toutes les entreprises étaient concernées même celles qui étaient déjà en difficulté et qui auraient dû arrêter leur activité. Parmi ces aides, il y avait notamment le chômage partiel, les fonds de solidarité, les exonérations des charges, les prêts garantis par l’État… Notons aussi qu’il n’y avait plus la déclaration auprès du tribunal ni de traques de l’URSSAF. Ainsi, les secteurs les plus fragiles comme l’hôtellerie, la restauration, les loisirs, l’événementiel, la culture et le transport n’ont pas enregistré plus d’ouvertures de procédures collectives que le reste de l’économie.

La situation l’année à venir

coronavirus et entreprise
Crédits : Twenty20

Certes, les entreprises ont été aidées pendant la pandémie du coronavirus du 2020, mais beaucoup redoutent ce qui va arriver l’année prochaine, surtout pour les secteurs les plus soutenus par l’État. Leur situation est à risque avec le remboursement des PGE et l’exigence des créances sociales, car tôt ou tard, il faut payer. Devant cette situation, plusieurs secteurs demandent un prolongement des aides jusqu’au printemps, c’est surtout le cas pour le secteur du voyage. Quoi qu’il en soit, ce prolongement artificiel est loin d’être bon puisqu’on maintien en activité des acteurs économiques n’étant plus solides. Les aides ne doivent pas être durables, il faut les abandonner petit à petit.

Profil de l'auteur

Emma
Je m’appelle Emma Lemoine, j’ai 29 ans, et j’ai deux obsessions dans la vie : comprendre les récits qui façonnent le monde… et fabriquer les miens à la main.

Je suis relieuse artisanale à Lyon – un métier rare, patient, presque en voie de disparition. Je restaure, façonne, couds, plie, colle… J’apprends à chaque geste que ce qui dure prend du temps. Et peut-être est-ce pour ça que j’ai ouvert ce blog : parce que notre époque va trop vite, qu’elle s’enchaîne comme des titres en continu, et que je ressens le besoin de ralentir pour mieux lire le réel.

Sur ce blog, je parle d’actualité générale – politique, écologie, société, culture – mais jamais dans le bruit ou la panique. J’écris pour celles et ceux qui veulent réfléchir, pas juste réagir.
Mon approche ? Observer les faits, les replacer dans une histoire plus large, chercher ce qu’ils racontent de nous, ici et maintenant. J’ai étudié les sciences humaines à Montréal, j’ai travaillé un temps dans le journalisme culturel, puis j’ai décidé de m’éloigner des rédactions pour retrouver une voix plus libre, plus lente, plus incarnée.
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