Avec près de 3,2 millions de piscines privées en France, un nombre croissant de propriétaires franchissent le pas de la location de piscine entre particuliers. Un complément de revenu qui séduit, mais qui s'accompagne d'obligations d'assurance et de fiscalité souvent méconnues. Mise à jour : 5 octobre 2026.
Un marché structuré autour de plateformes dédiées
Lancée en 2017 par Raphaëlle de Monteynard, la plateforme Swimmy s'est imposée comme le principal site de location de piscine entre particuliers en France. Le principe : un propriétaire fixe librement son tarif, généralement entre 5 et 10 euros de l'heure et par personne, et accueille des baigneurs pour quelques heures. La presse féminine rapporte même des annonces affichées à partir de 24 euros de l'heure pour des bassins plus prisés, preuve que la demande ne faiblit pas en cette fin de saison.
Une assurance imposée dès l'inscription
Contrairement à une simple entraide entre voisins, cette activité n'est pas sans cadre. Chaque hôte verse une participation annuelle de 24 euros, prélevée dès la première location de l'année, qui ouvre droit à une couverture assurantielle pour les dommages matériels causés au bassin et aux installations extérieures, avec une franchise de 150 euros sur les biens mobiliers du propriétaire. Les dommages corporels et matériels liés aux transactions sont quant à eux assurés par Allianz. Les propriétaires restent toutefois invités à vérifier leur propre contrat multirisque habitation et à informer leur assureur de cette activité.
La fiscalité, le véritable point de vigilance
C'est sans doute l'aspect le moins connu de ces locations : les revenus tirés de la mise à disposition d'une piscine relèvent en principe des bénéfices industriels et commerciaux (BIC), et non d'un simple geste entre particuliers exonéré d'impôt. En dessous de 15 000 euros de recettes annuelles, le régime micro-BIC s'applique le plus souvent, avec un abattement forfaitaire de 30% (305 euros minimum). Au-delà, le régime réel doit être envisagé, avec une déclaration 2031-SD, et la TVA peut entrer en jeu si les recettes dépassent 37 500 euros et que des prestations annexes sont proposées (bar, serviettes, cours de natation…). Les plateformes comme Swimmy transmettent par ailleurs à l'administration fiscale les montants encaissés dès le premier euro, et la déclaration se fait via le formulaire 2042 C Pro.
Un numéro fiscal est obligatoire dès l'inscription sur la plateforme, un peu comme pour la optimisation fiscale des revenus complémentaires des particuliers plus classique. La tolérance de 760 euros parfois évoquée pour la location occasionnelle d'une partie de la résidence principale reste par ailleurs ambiguë pour la seule location d'une piscine, ce qui justifie de vérifier sa situation auprès de son centre des impôts avant de se lancer.
Un engouement qui dépasse le seul jardin
Cette tendance du partage d'équipements entre voisins ne se limite pas aux bassins : elle rappelle le succès grandissant de la location d'outils de bricolage entre particuliers. Et pour les propriétaires qui hésitent encore à se lancer, mieux vaut d'abord s'assurer que leur bassin est en règle : l'administration fiscale traque désormais les piscines non déclarées grâce à l'intelligence artificielle, un préalable à toute activité de location.
Questions fréquentes
Faut-il déclarer sa piscine aux impôts avant de la louer ?
Oui : une piscine doit déjà être déclarée au titre de la taxe d'aménagement et de la taxe foncière, indépendamment de toute activité de location, sous peine de redressement.
Les revenus de location de piscine sont-ils vraiment imposables dès le premier euro ?
Les recettes sont imposables dans la catégorie BIC dès le premier euro, et les plateformes comme Swimmy transmettent les montants encaissés à l'administration fiscale.
L'assurance habitation classique suffit-elle pour louer sa piscine ?
Pas nécessairement : il est recommandé d'informer son assureur de cette activité, en complément de la couverture spécifique proposée par la plateforme de location.
Sources
Profil de l'auteur

- Signature éditoriale de la rédaction de directmag.com — nom de plume assumé de l'équipe du site, et non une personne réelle. Les articles publiés sous cette signature sont rédigés avec l'assistance d'une intelligence artificielle, sous la responsabilité éditoriale du site.
Derniers articles
Jardin, Terrasse & Piscine5 octobre 2026Louer sa piscine entre particuliers : revenus, assurance et fiscalité à connaître
Bijoux, Montre & Accessoire5 octobre 2026Montres connectées : pourquoi les ventes ralentissent alors que les sportifs s'y mettent en masse
Bricolage & Dépannage4 octobre 2026Travaux de rénovation : la mention obligatoire à vérifier dans toute publicité et sur votre devis
Streaming, Cinéma & Mangas4 octobre 2026Movix nouvelle adresse Octobre 2026 : la bonne !
Cet article a été rédigé avec l’aide d’une intelligence artificielle. Politique éditoriale
Table des Matières





